La thermopompe est devenue la vedette du chauffage au Québec — pour de bonnes raisons. Voici comment elle fonctionne, les vrais montants de subvention 2026, et le volet que presque tout le monde oublie : l’électricité.
Pourquoi tout le monde en parle
Une thermopompe déplace la chaleur au lieu de la produire : c’est ce qui la rend 2 à 3 fois plus efficace qu’un chauffage électrique classique. Résultat : des factures plus basses, de la climatisation l’été, et de généreuses subventions. Mais avant de rêver, il faut valider une chose : votre entrée électrique peut-elle la supporter ?
Laquelle pour votre maison ?
Murale (mini-split)
Une ou plusieurs unités murales. Idéale pour ajouter chauffage + climatisation à une ou quelques pièces. L’option la plus abordable.
Centrale
Raccordée à un système de conduits, elle chauffe et climatise toute la maison. Parfaite si vous avez déjà une fournaise à air pulsé.
Géothermique
Puise la chaleur du sol. L’investissement le plus élevé, mais le rendement le plus stable, même par grand froid.
Une thermopompe, c’est une charge électrique
C’est ici qu’on entre en jeu. Une thermopompe demande un circuit dédié et une capacité suffisante à votre panneau. Sur une vieille entrée de 100 A déjà pleine, l’ajout peut exiger une mise à niveau. Notre rôle : évaluer votre panneau, poser le bon circuit et rendre l’installation conforme et sécuritaire — pour que votre installateur CVAC branche en toute tranquillité.
Les subventions, en clair
Le programme LogisVert d’Hydro-Québec rembourse, selon le type de système :
Le calcul réel se fait selon la puissance à −8 °C (par tranche de 1 000 BTU/h). Et surtout, ça se cumule avec Rénoclimat, Chauffez vert (jusqu’à 1 275 $ pour remplacer le mazout/propane) et les programmes fédéraux — un projet complet peut atteindre 10 000 à 15 000 $ d’aide.
Deux conditions non négociables : un installateur titulaire d’une licence RBQ et un équipement ENERGY STAR. Montants et règles évoluent — validez sur hydroquebec.com/logisvert.
Oui, ça chauffe même en janvier
Les thermopompes « climat froid » modernes fonctionnent jusqu’à −25 °C et plus. Sous ce seuil, un chauffage d’appoint (plinthes, fournaise) prend le relais. C’est pourquoi on parle souvent de système hybride : la thermopompe fait le gros du travail, l’appoint couvre les pointes de froid — et c’est là que le bon dimensionnement électrique compte.
Bien dimensionner : ni trop, ni trop peu
Une thermopompe mal dimensionnée déçoit toujours. Trop petite, elle laisse le chauffage d’appoint travailler sans cesse et n’économise presque rien. Trop grosse, elle « cycle » — elle démarre et s’arrête sans arrêt —, s’use prématurément et gère mal l’humidité. Le bon calibre se calcule selon la superficie, l’isolation, l’orientation et vos habitudes, pas à l’œil. C’est pourquoi un vrai calcul, côté chauffage et côté électrique, fait toute la différence entre une facture qui baisse et une déception.
Un entretien simple, mais essentiel
Bien entretenue, une thermopompe dure 15 ans et plus. Le minimum à faire :
- Nettoyer ou remplacer les filtres régulièrement — la poussière fait chuter l’efficacité.
- Dégager l’unité extérieure de la neige, de la glace et des feuilles tout l’hiver.
- Faire vérifier le système une fois par an (fluide frigorigène, connexions, serrage électrique).
Votre thermopompe, côté électrique
Entreprise certifiée CMEQ et titulaire d’une licence RBQ, au service du Grand Montréal, de Laval, de la Rive-Nord, des Laurentides et de Lanaudière. On prépare votre entrée électrique pour que le branchement soit conforme, sécuritaire et prêt pour la subvention.
Prêt pour une thermopompe ?
On évalue votre panneau et on prépare le circuit — pour un branchement sans souci. Soumission gratuite.
Ce que les gens nous demandent
Une thermopompe fait-elle vraiment économiser ?+
Oui. En déplaçant la chaleur plutôt qu’en la produisant, elle est 2 à 3 fois plus efficace qu’un chauffage électrique classique — d’où des factures plus basses, surtout en mi-saison.
Quelle subvention puis-je obtenir en 2026 ?+
Avec LogisVert d’Hydro-Québec : environ 2 000 $ (murale), 4 000 $ (centrale) ou 6 700 $ (géothermie), cumulable avec Rénoclimat et Chauffez vert — jusqu’à 10 000-15 000 $ pour un projet complet. Conditions : installateur licencié RBQ et équipement ENERGY STAR.
Dois-je changer mon panneau électrique ?+
Pas toujours. Une thermopompe exige un circuit dédié et une capacité suffisante. Sur une vieille entrée de 100 A déjà chargée, une mise à niveau peut être nécessaire — un calcul de charge le confirme.
Est-ce que ça chauffe par grand froid ?+
Les modèles « climat froid » chauffent jusqu’à −25 °C et plus. Sous ce seuil, un chauffage d’appoint prend le relais (système hybride).
Faut-il un électricien pour l’installation ?+
Oui, pour tout le volet électrique : circuit dédié, capacité du panneau, conformité au Code. C’est aussi requis pour être admissible aux subventions.
Combien de temps dure une thermopompe ?+
Environ 15 ans et plus si elle est bien dimensionnée et entretenue (filtres propres, unité extérieure dégagée, vérification annuelle).
Une thermopompe climatise-t-elle aussi l’été ?+
Oui. C’est un système 2-en-1 : elle chauffe l’hiver et climatise l’été, ce qui en fait un des meilleurs investissements de confort.
Puis-je garder mes plinthes comme chauffage d’appoint ?+
Oui, c’est même recommandé (système hybride) : la thermopompe fait le gros du travail et les plinthes couvrent les grands froids. Le bon dimensionnement électrique assure que les deux cohabitent sans faire sauter le panneau.
